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ZLECAF

La Secrétaire Exécutive de la Commission Economique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA), Vera SONGWE, en séjour au Cameroun a livré en des membres du Gouvernement et des diplomates une photographie objective des économies des pays d’Afrique et de la possibilité d’émerger plus rapidement. Premier constat, la faible diversification des économies.

Les principales exportations africaines sont de type extractif avec le pétrole et le gaz, les minerais, ainsi que les métaux précieux et ferreux. De ce fait, «la croissance économique est fortement dépendante de la fluctuation des prix de ces matières premières, si bien que les pays sont souvent confrontés à des chocs externes qui favorisent des déséquilibres macroéconomiques, entraînant ainsi des chocs sociaux et politiques», constate-t-elle. A cet effet, la CEA recommande aux Etats membres de renforcer la résilience économique des pays en favorisant la diversification économique et l’industrialisation.

Toutefois, le Cameroun connaît une diversification «horizontale», avec de nombreux produits dans son portefeuille d’exportation. Ce qui en fait la première économie d’Afrique centrale. «Même si des progrès ont été réalisés depuis les années 90, il se trouve que 66%, soit 2/3 des exportations camerounaises quittent le pays sous la forme de matière première. Le Cameroun devrait transformer son portefeuille d’exportation pour le rendre beaucoup plus sophistiqué, en produisant des biens complexes qui sont achetés à une plus grande valeur sur les marchés mondiaux, comme les Smartphones, les tablettes, les imprimantes, les machines, etc», a recommandé Vera SONGWE.

Avec la mise en œuvre de la ZLECAF, le Cameroun devrait connaître une hausse de 30% des exportations vers l’Afrique d’ici 2040. Pour être productif et compétitif, la digitalisation est un impératif. Vera SONGWE formule à cet effet quelques actions indispensables : Investir dans les STEM (Sciences, Technologie, Génie, Mathématiques) ; accroître les investissements en infrastructures ; accroître l’accès aux technologies de l’information et de la communication ; intégrer le digital dans les politiques de développement macro et sectorielles et enfin, appuyer les investisseurs du secteur, notamment les startups, les techniques Hubs.

(Source Cameroon Tribune N°11829 du 22 avril 2019)